Sabratha (Libye): Une Sénégalaise de l’Ei actionne sa ceinture d’explosifs

Une Sénégalaise aurait actionné sa ceinture d’explosifs ce samedi à Sabratha, à l’ouest de Tripoli où des combattants de l’Etat islamique affrontent depuis quelques jours des forces locales.

cintexInédit! Selon une source Ei, une Sénégalaise d’une trentaine d’années a fait une opération-suicide. Les faits auraient eu lieu samedi 27 février dans le centre de Sabratha, à l’ouest de Tripoli où dans « le cadre d’une mission », la ressortissante sénégalaise qui résidait à Syrte (bastion de l’Ei en Libye) est tombée sur une patrouille des miliciens de Fadjr Libya affilié au régime de Tripoli non reconnu par la communauté internationale. C’est sur ces entrefaites, confie notre source que la Sénégalaise qui était « accompagnées de Tunisiennes » a activé sa ceinture d’explosifs.

Pour l’heure, son identité n’est pas divulguée. Notre source s’est gardée de nous la livrer sous le motif qu’elle est mère de deux enfants (un garçon et une fille) qui sont présentement au Sénégal. Son mari, un Sénégalais de l’Ei, serait très fier de l’acte de son épouse.

Dans un article paru le 29 février, le site du journal britannique The Times évoque l’utilisation de femmes dont une kamikaze par Daesh dans les combats contre les milices de Fadj Libya à Sabratha. Le même journal évoque qu’au moins sept combattantes de l’Ei ont été capturées et trois autres tuées la semaine dernière. Libyaherald.com est également revenu sur cette information.

Pourtant, un principe djihadiste veut que les femmes ne soient pas des combattantes sauf si elles y sont contraintes. C’est ce qui semble être le cas de la Sénégalaise kamikaze qui se serait fait exploser pour éviter d’être capturée par les milices locales favorables au gouvernement de Tripoli mais aussi pour faire plus de victimes. « Parce que déclencher sa ceinture toute seule est interdit », explique notre source. « Il est possible que des femmes ripostent en cas d’attaques contre une maison, mais elles n’ont pas le droit de combattre actuellement dans une logique offensive », acquiesce le journaliste-écrivain français David Thomson contacté par nos soins.

Au Nigeria, la donne est tout autre. Boko Haram devenue Etat islamique en Afrique de l’Ouest après son allégeance à Abu Bakr Al Baghdadi n’hésite pas à utiliser des adolescentes pour ses opérations-kamikazes. La dernière en date a fait plus de 58 morts dans le camp de réfugiés de Diwka dans le nord-est du Nigeria. Si la troisième kamikaze qui s’est rétractée après avoir reconnu des membres de sa famille dans ledit camp était passée à l’action, il y aurait sans doute eu plus de victimes.

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